ARRETONS BARBIE, LA POUPEE RECIDIVISTE ! Barbie, Fisher Price ou Big Jim, même combat ! Je refuse - je signe et résiste...
Arrêtons Barbie, la poupée multirécidiviste
|
Jusqu'à 13 heures de travail par jour, sept jours sur sept, des dortoirs
surpeuplés, des produits toxiques manipulés sans protection, des millions
d'euros d'impayés... Notre organisation partenaire a enquêté en Chine et
fait de nouvelles révélations sur le cas "Mattel". Seule une mobilisation de
grande ampleur obligera le numéro un du jouet à prendre enfin des mesures
|
|
Exigeons que Mattel respecte les droits humains |
|
Les faits Voilà près de 15 ans que nos partenaires chinois China Labor Watch et SACOM(1) enquêtent sur les conditions de travail dans la chaîne d'approvisionnement de Mattel en Chine. Bien que les investigations soient difficiles(2), ils ont rassemblé des informations accablantes montrant qu'au fil des ans, les mêmes violations des droits humains se répètent. Pour autant Mattel ne prend aucune mesure pour améliorer la situation.
D'avril à septembre 2013, le China Labor Watch a enquêté dans six usines chinoises fabriquant des jouets pour Mattel et a constaté pas moins de 18 catégories de violations de la loi chinoise ou de l'éthique. Parmi celles-ci, l'une des plus choquantes est la spoliation des employé-e-s d'une partie de leurs salaires alors que ceux-ci sont déjà très insuffisants. Des employeurs « économisent » ainsi 13 % du salaire de chaque employé-e en omettant de cotiser pour leur retraite , bien que cela soit obligatoire. Au total, le China Labor Watch estime que dans les six usines concernées par l'enquête, le montant des salaires et cotisations impayées atteint 6 à 8 millions d'euros sur une année. Rapporté aux dizaines de fournisseurs avec lesquels Mattel travaille en Chine, ce chiffre atteindrait des dizaines de millions d'euros. Une situation qui a poussé le personnel de l'usine de Baode, à Shenzhen, à se mettre en grève en août 2013.
Salaires insuffisants, produits dangereux, dortoirs surpeuplés
Autres constats issus de l'enquête : les salaires sont insuffisants pour permettre aux familles de vivre dignement. Les ouvrières et les ouvriers sont donc contraint-e-s d'accepter jusqu'à 100 heures supplémentaires par mois, des journées de Et même dans ces conditions, les salaires perçus restent inférieurs au salaire moyen local. De plus, celles et ceux qui manipulent des produits dangereux ne portent pas systématiquement d'équipement de protection adéquat et les formations prévues par la loi sont le plus souvent bâclées. Enfin, dans les périodes de pics de production des jouets de Noël, les salarié-e-s sont logé-e-s dans des dortoirs attenants aux usines, à 8 ou 12 par chambre, dans une chaleur suffocante, sans intimité et dans des conditions d'hygiène déplorables.
Mattel, la multinationale multirécidiviste
Alors qu'à la fin des années 2000, quelques usines avaient connu de timides améliorations, l'enquête du China Labor Watch montre que dans certains cas, la situation se dégrade à nouveau et est même pire aujourd'hui qu'en 1998. C'est le cas dans l'usine de Merton où l'ONG a enquêté à trois reprises. Dans un premier temps, la durée moyenne du travail y avait baissée, passant de 12,5 à 11,5 heures par jour entre 1998 et 2009. Mais en 2013, il est apparu que le jour de repos n'était plus garanti, ce qui crée une situation pire qu'auparavant .
Numéro un du jouet avec des marques comme Barbie, Fisher Price ou Big Jim, Mattel n'ignore rien de ces violations au sujet desquelles Peuples Solidaires et ses partenaires l'ont interpellée à mainte reprises des dernières années. Mais malgré les engagements officiels qu'elle affiche en matière de responsabilité sociale, la multinationale continue à tirer les prix et les délais vers le bas, au détriment de la dignité de celles et ceux qui fabriquent ses jouets.
|
|
Notes : étudiants et universitaires contre la mauvaise conduite des entreprises) doivent se faire embaucher dans les usines. Ils-elles risquent à tout moment d'être démasqué-e-s.
![]() |












