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c3v Maison citoyenne - JOIGNY - YONNE

SANS PAPIERS DE LILLE - QUEL EST LE FILS DE P... QUI A DIT ?

14 Janvier 2013, 17:46pm

Publié par Collectif d'action des 3 vallées

 greve-de-la-faim-sans-papiers-lille-encadre

 

QUEL EST LE FILS DE P...

 

QUI A DIT ???

 

 

 

 

 

"Nous n'allons pas régulariser

 

50, 100, 200 ou 300 dossiers

 

parce qu'il y a une action des

 

associations.

 

 

 

 

 

 

 

    Il y a des règles, elles doivent  

 

                                                        s'appliquer."

 

 

   
                                         (we will bring you in the skull)


 

 

16-05-12-MANUEL-VALLS-RAMBO-SB.jpg???

 

Lire dans "Le Monde"

 

LE JEÛNE POLITIQUE, la fin justifie les moyens !

 « Je pars aussi du principe que les militants sont assez grands pour s’approprier ce que je fais. Je ne revendique pas un savoir supérieur, pas du tout ; mais c’est vrai que comme tous les groupes militants ne sont pas réflexifs de la même façon, permettre un peu de réflexivité en disant voilà l’histoire du moyen auquel vous avez recours… » Johanna Siméant

Enterrement de Bobby Sands

« Brûler ses vaisseaux — sur la grève de la faim » entretien avec Johanna Siméant réalisé par Stany Grelet :

 

 

 

simeant-contesterJohanna Siméant est diplômée de l’IEP d’Aix-en-Provence (1990), docteure en science politique de l’IEP de Paris (1995) et agrégée de science politique (1997). Après avoir été en poste aux universités de Versailles Saint-Quentin, La Rochelle et Lille II, elle est actuellement professeure de science politique à l’Université Paris I Panthéon Sorbonne et appartient au Centre européen de sociologie et de science politique (CESSP-Paris), Équipe CRPS. Elle a été responsable du GDR CNRS « Crises extrêmes » (2003-2009). Elle est membre (junior) de l’Institut universitaire de France depuis 2007. Membre du comité de rédaction de la revue Genèseset de la Book review de la Revue française de science politique, spécialisée en sociologie politique, ses principaux thèmes de recherche portent sur les mobilisations, l’engagement, l’action humanitaire et l’internationalisation du militantisme, notamment dans le cadre de travaux consacrés aux extraversions militantes en Afrique, et aux pratiques protestataires au Mali.


Partant de là, je ne me hasarderai pas à faire une analyse sociologique de ce qu’est le jeûne politique comme je ne souhaite pas non plus commenter les démarches qui en lien avec ce thème occupent en partie l’actualité de la Corse.

Ce ne sera pas mon propos, non pas que je sois indifférent aux problèmes avérés que posent l’application de la justice en Corse et je ne débattrai pas non plus sur la légitimité ou non, le bien fondé ou pas, des grèves de la faim entamées par certains citoyens dans notre île. 


Mon approche se veut avant tout, comme souvent, littéraire et même d’une certaine manière romantique. Certes, le thème d’aujourd’hui ne peut prêter à la divagation intellectuelle, il est trop grave pour ça mais il n’en reste pas moins que les extravagances poétiques peuvent nous aider à mettre à jour des considérations objectives que le combat politique ou l’affectif ne peuvent que nier, car la grève de la faim répond avant tout au sacrosaint principe de « la fin justifie les moyens ».

En cela, elle ne devrait être utilisée qu’à condition que l’on soit absolument certain que tout autre recours est désormais inutile et y compris dans ce cas là, il faut que l’on se persuade que sacrifier sa vie à l’âge de 27 ans – c’était l’âge de Bobby Sands au moment de sa mort – peut être légitime et utile, sacré cas de conscience mais ce n’est pas le seul.


Le deuxième aspect qui me pousse à m’interroger, toujours dans le cadre d’une intuition plus que d’une analyse, c’est l’impact de l’exemplarité sur nos enfants. Si nos pères nous montrent que le chemin de la rébellion peut passer par la mise en péril de notre existence par automutilation de notre organisme alors ceux-ci prennent le risque d’avoir sur la conscience, la mort de leurs propres enfants et de ceux de leurs voisins.


Enfin, comment ne pas rapprocher ces auto-atteintes à la vie des atteintes à la vie d’autrui qui en Corse plus qu’ailleurs alimentent les statistiques des homicides. Cela m’interroge et me laisse perplexe car mon bagage intellectuel et culturel ne me fournit pas les réponses dont j’aurais besoin.

Je ne me pose qu’une question au sujet de la violence ultime générée en Corse, cette violence qui a pour cadre les règlements de comptes, les guerres « politiques », le droit commun, le crime passionnel, le crime de voisinage, etc, etc. Toutes ces formes conduisent à l’homicide, ici plus qu’ailleurs et dans un silence absolu, non pas le silence d’une omerta qui en réalité n’existe pas chez nous, mais celui de notre classe politique et de notre opinion publique.


La question, donc, n’est pas tant de comprendre les raisons de cette violence, certains diront le non-développement, d’autres l’atavisme, d’autres encore la situation politique des quarante dernières années, mais la réponse est ailleurs et l’on a coutume de dire que poser la bonne question est déjà un pas fondamental dans le recherche de la solution.


Pour moi, cette question, fondamentale n’est qu’une :


QUEL EST LE DÉNOMINATEUR COMMUN QUI EN CORSE NOUS FAIT ABOUTIR A L’EXTRÉMITÉ DE L’HOMICIDE QUELQUE SOIT LE CONTEXTE D’ORIGINE DU CONFLIT ?

 

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