L'effet de serre, qui s'en sert ? Obama dévoile son plan pour lutter contre le réchauffement climatique - GREENPEACE: Obama doit refuser l'oléoduc Keystone
Articles du Monde 26/06/2013

Le président Barack Obama a estimé mardi 25 juin que les Américains payaient déjà, "partout dans le pays", le prix du changement climatique et qu'il est impératif d'agir.
"La question est de savoir si nous aurons le courage d'agir avant qu'il ne soit trop tard et la manière dont nous répondrons aura un profond impact sur le monde que nous laisserons... à nos enfants et nos petits-enfants", a-t-il déclaré, en dévoilant une stratégie nationale pour réduire les émissions de gaz à effet de serre qui contribuent au réchauffement climatique en cours. "En tant que président, en tant que père et en tant qu'Américain, je suis ici pour vous dire que nous devons agir", a-t-il poursuivi.
LE PROJET CONTROVERSÉ KEYSTONE XL DÉPEND DE LA POLLUTION DE CO2
M. Obama a indiqué avoir ordonné à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) d'élaborer des normes réglementant les émissions de gaz à effet de serre des centrales électriques à charbon. Le président Obama a également indiqué que le projet controversé de pipeline Keystone XL entre le Canada et les Etats-Unis ne serait approuvé que s'il ne génère pas un accroissement des émissions de gaz à effet de serre.
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M. Obama s'était engagé en 2009 à réduire les émissions de gaz à effet de serre des Etats-Unis de 17 % au-dessous de leur niveau de 2005 d'ici à 2020. Le Congrès avait rejeté en 2009 un ambitieux projet de loi sur l'énergie et le climat visant à atteindre cet objectif.
Mais depuis sa réélection en novembre 2012, M. Obama a réaffirmé à plusieurs reprises sa ferme intention de reprendre l'initiative sur le climat, "une obligation morale à l'égard de nos enfants". En février, lors de son discours sur l'état de l'Union, il a appelé le Congrès à agir, avertissant qu'en l'absence d'avancées, il procéderait par décrets utilisant la loi sur la pureté de l'air (Clean Air Act) pour réglementer les émissions carboniques.
Les Etats-Unis comptent 1 142 centrales au charbon et 3 967 centrales au gaz naturel, nettement moins polluantes, qui, au total, produisent 68 % de l'électricité américaine, contre 19 % pour le nucléaire et 6,7 % pour l'hydroélectricité.
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Greenpeace a appelé mardi 25 juin Barack Obama à tenir ses "promesses" en refusant la construction de l'oléoduc géant Keystone XL, du Canada au Texas, alors que le président a annoncé de nouvelles mesures pour lutter contre le réchauffement climatique.
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Long de 2 700 kilomètres, Keystone XL devrait acheminer le brut extrait des sables bitumineux de la province de l'Alberta (Ouest canadien) vers les raffineries du golfe du Mexique, au Texas. Mais les Etats-Unis hésitent encore à approuver sa construction pour des considérations environnementales.
"Sachant que l'oléoduc Keystone XL engendrerait une augmentation massive de la production des sables bitumineux et des émissions de gaz à effet de serre, il est clair que le président Obama devrait refuser ce projet", a déclaré l'organisation écologiste.
"NOS ENFANTS LE MÉRITENT"
M. Obama a affirmé mardi qu'il ne donnerait son feu vert à ce projet que s'il n'impliquait pas une hausse des émissions de gaz carbonique, qui contribuent au réchauffement climatique. Keystone XL fait controverse notamment pour le coût environnemental des sables bitumineux, un pétrole non conventionnel extrait dans l'Ouest canadien.
Or, remarque Greenpeace, "l'industrie et le gouvernement canadien ont affirmé que le projet Keystone est une pièce-clé dans l'expansion des sables bitumineux, ce qui produirait aussi une hausse des émissions de CO2".
"Tenez vos promesses et dites non au projet Keystone XL, nos enfants le méritent", a conclu l'organisation en s'adressant à Obama.
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Grand avocat de ce projet, le gouvernement canadien a plusieurs fois pressé Washington de donner son accord.
Mardi encore, le ministre canadien des ressources naturelles, Joe Oliver, s'est déclaré "confiant" dans le fait que la construction de l'oléoduc géant sera approuvée par les Etats-Unis, disant s'attendre à une décision d'ici à la fin de l'année.












