Les grévistes de SICLI, menacés d’expulsion par décision d’un juge, ont absolument besoin de notre soutien et de notre
solidarité
Cela fait déjà 6 mois que les salariés de SICLI à Saint-Florentin ont engagé le bras de fer avec leur employeur, la firme
américaine UTC.
Mais, face à des actionnaires avides de rentabilité à deux chiffres, les projets de poursuite d’activité, aussi
innovants et crédibles soient-ils, ne valent rien.
Comme ne valent rien non plus les vies ruinées, anéanties, de dizaine de salariés.
Jeudi 14 mars, le délégué syndical CGT, José-Carlos Folgado, décrivait, dans un message poignant, la situation de quelques uns de ses collègues qui, depuis
deux jours déjà, occupaient l’entrée de leur usine, dormant sur place, pour faire valoir leurs droits.
Nous vous invitons à lire ce message (nous avons anonymé les noms des salariés concernés) pour vous
rendre compte du cynisme de la direction qui dresse la liste des salariés à licencier sans plus de rigueur et de sérieux que si elle faisait l’inventaire des kleenex à jeter aux ordures
ménagères.
Aujourd’hui, mercredi 20 mars, à l’arrogance de l’argent, au mépris affiché par le capital tout puissant,
s’ajoute la décision
inique d’un juge icaunais qui, à la suite de bien d’autres, ailleurs, criminalise l’action des syndicalistes et salariés en lutte pour leurs emplois et leur dignité.
En effet, saisi par l’employeur, le juge des référés a rendu, ce jour, une ordonnance par laquelle il ordonne aux salariés de
débloquer l’entrée du site de SICLI à Saint-Florentin et cela sous astreinte de 500 euros par heure et par personne ! Il obéit encore
mieux aux ordres de la direction en autorisant l’évacuation du site par la force publique si besoin.
Malgré les attaques qu’ils subissent de tous côtés (patronat harceleur, juge partial, préfecture incapable de faire entendre raison à
l’employeur, même sur le respect de la loi), les salariés en grève de SICLI restent déterminés à faire valoir leurs droits. Mais, leur quotidien est
difficile, voire dramatique : certains d’entre eux ont décidé d’entamer une grève de la faim, d’autres sont résolus à radicaliser leur mouvement si des solutions ne sont pas
trouvées rapidement qui respectent leur dignité de salariés et d’êtres humains.
Comme elle l’a déjà été en octobre et novembre 2012, l’Union Locale CGT d’Auxerre est aux côtés des salariés de SICLI. Des militants
de l’Union Locale se rendront sur le site de Saint-Florentin vendredi matin 22 mars pour manifester leur solidarité et apporter la contribution financière de l’UL d’Auxerre à la poursuite de la
lutte.
Elle demande aux syndicats de l’Auxerrois, et aux syndiqués qui le peuvent, de faire preuve eux aussi, comme
l’ont déjà fait les syndicats CGT Hermès et CGT Yoplait, du nécessaire soutien financier dont ont besoin nos camarades :
- Soit
en envoyant des espèces ou un chèque à l’ordre de « CE-SICLI », à l’adresse postale : « Comité d’Entreprise – SICLI, Usine SICLI, rue de la Zone Industrielle Sud, ZA la
Saunière Sud, 89600 Vergigny-Gare »
- Soit
en déposant à l’Union départementale, dans la journée de demain, une enveloppe contenant leur don à l’attention de « Union Locale CGT d’Auxerre – Solidarité SICLI »
- Soit
en nous remettant leur don, en main propre, vendredi matin entre 8h30 et 9h00 à l’UL (au 2ème étage de la Maison des syndicats).
Bien évidemment, tous ceux qui peuvent se rendre à Saint-Florentin, vendredi matin, avec les militants de l’Union Locale, sont les
bienvenus : RDV entre 8h30 et 9h à l’UL.
Quand le 50ème congrès de notre CGT s’ouvre sur la solidarité, à nous, ici, de démontrer que la solidarité n’est
pas qu’un mot, c’est aussi une action que nous faisons vivre à plein.
D’avance, l’Union Locale CGT d’Auxerre vous remercie pour votre soutien et votre générosité aux SICLI.
Pour l’Union Locale CGT d’Auxerre,
Pascale Marlin.
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